L'organisation d'un événement répond à une stratégie et à des objectifs bien précis. Se poser les bonnes questions dès la genèse d'un projet est essen...
Depuis la crise sanitaire, les modes de vie comme les habitudes professionnelles ont été profondément chamboulés. Le tourisme d’affaires ne fait pas exception. Aujourd’hui, un concept longtemps associé au voyage de loisir fait un retour remarqué dans les déplacements professionnels : le "slow travel", ou l’art de voyager moins souvent, mais plus longtemps, en privilégiant la qualité sur la quantité.
Une tendance qui redéfinit les formats MICE (Meetings, Incentives, Conferences, Exhibitions), les destinations et les expériences proposées aux collaborateurs.
Avec la généralisation du télétravail et des outils collaboratifs, les entreprises repensent la nécessité de se déplacer. On observe une baisse du nombre de voyages d'affaires courts et fréquents, au profit de séjours plus longs, plus denses et mieux préparés.
Objectif : rentabiliser chaque déplacement, en le rendant plus riche en rencontres, en contenu, et en expériences collectives. Cela permet aussi de réduire l'empreinte carbone globale, un critère devenu stratégique pour les directions RSE.
Cette nouvelle approche transforme en profondeur l’organisation des événements professionnels.
Les séminaires de 2 ou 3 jours sont désormais favorisés, pour laisser le temps à la cohésion d'équipe de se construire réellement. On privilégie les formats immersifs et déconnectés, loin des contraintes du quotidien.
Les programmes incluent de plus en plus de moments de pause, d'activités en pleine nature, ou d’ateliers bien-être. Le but ? Offrir une expérience globale qui motive, fédère, et régénère.
Les contenus sont plus ciblés, les échanges plus profonds. L’idée est de remplacer la quantité de réunions par la qualité des interactions.
Fini les allers-retours express dans des métropoles sursollicitées. Le slow travel pousse les entreprises à sortir des sentiers battus et à explorer de nouvelles destinations MICE, plus calmes, plus proches de la nature, et souvent plus durables.
Le développement du rail en Europe favorise les destinations accessibles en quelques heures, tout en réduisant l’impact carbone.
Les régions qui misent sur l’éco-tourisme, les circuits courts, et les infrastructures responsables ont le vent en poupe.
Voyager moins, mais mieux, c’est aussi accorder plus de valeur à l’expérience humaine.
Le slow travel en contexte professionnel permet de :
Cela répond à une attente forte des salariés : donner du sens au travail et au temps passé ensemble, en dehors du bureau.
Face aux enjeux économiques, écologiques et humains, le slow travel s’impose peu à peu comme une nouvelle norme dans le tourisme d’affaires.
Pour les professionnels de l’événementiel et du MICE, c’est une opportunité unique de réinventer les formats, les offres et les expériences. Le défi ? Allier performance, engagement et plaisir de voyager autrement.
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